"Il ÉTAIUNE PLUSIEURS FOIS"

 

Nouvelle création 2028

Une création pluridisciplinaire mêlant art équestre, chant et théâtre

 ***Spoiler alert***

Tout ce qui concerne l’accueil des chevaux est géré par la compagnie. Accueillir un cheval est plus simple que d’accueillir un humain ! Ni nourriture, ni eau, ni 19 tonnes de sable à prévoir. Juste un espace pour garer notre vaisseau (utilitaire+van=13m de long et 0.66€/km). Le coût d’hébergement d’un cheval est de 10 à 30€/nuit dans un des 27 000 établissements pouvant accueillir des chevaux en France, soit 10 établissements de ce type se trouvant dans un rayon de 10km, et ce, partout en France.

Dossier de production

Télécharger
DOSSIER IL ETAIT UNE PLRS FOIS.pdf
Document Adobe Acrobat 532.9 KB

Note d'intention

 

            Ensemble ils et elles, disons iel, posent, posent et re-posent la question des rapports de domination. Mais cette fois, iel la posent en se demandant, comment la domination sur l’animal légitime la domination sur certains humains ? J’aimerais que dans cette problématique, on soulève aussi le problème que pose (et re-pose) la domination de l’humain sur l’animal. Sur le vivant, globalement... Sauf si je n’ai pas saisi que la tenir pour acquise ne dit pas qu’on abonde dans ce sens... D’ailleurs, on ne dit jamais « les humains et les autres animaux », mais systématiquement « les humains et les animaux », comme si entre eux, il y avait une frontière. Les occidentaux.ales du nord globalisé, ne se représentent pas ou plus comme appartenant au règne animal. Biologiquement, c’est une erreur. Mais cette frontière peuple les consciences et conceptions européennes. La sociologue Kaoutar Harchi, dans Ainsi l’animal et nous (La Découverte, 2024) propose une définition d’animaliser : rendre exploitable et tuable en toute légalité. Ce concept permet de décorréler les animaux du récit de leur infériorité systémique, autrement dit, on pourrait être animal sans pour autant être animalisé. Mais cette notion permet aussi de nommer le processus qui consiste à ôter, en quasi-toute légalité, leur dignité à certains individus ou groupes d’individus de l’espèce humaine, en les faisant chuter « de l’autre côté de la frontière » au rang d’animaux. C’est selon cette logique que s’est déployée et justifiée la traite négrière. C’est encore cette logique qu’invoque le ministre de la défense israélien en octobre 2023, quand il dit sur une chaîne nationale : «We are fighting human animals ». La place des animaux dans la société, et l’animalisation des humains, sont les deux faces d’une même pièce.       

 

            Ces questions sont lourdes, et pourtant il faut bien pouvoir les porter. Équine situ imagine une forme qui revisite les codes du conte, les « il était une fois », et les « ils vécurent enfants et eurent beaucoup d’heureux » (oui oui vous avez bien lu). La majeure partie des contes que nous connaissons sont des réécritures attendries, de contes originels tout à fait crus. Ici nous parlons d’un conte pour adultes. De toute façon, crus ou cuits, les contes aident à donner un sens à des ressentis confus, en les projetant dans un récit symbolique. C’est ce à quoi Fé, Lexus, Solenn, Bellini et poEmma s’attellent aujourd’hui. Il y a aura sans doute aussi : une loop pédale, une scénographie astucieuse qui ouvre la porte d’un univers avec un foulard, une brindille et une bougie, une narratrice touchante, le bruit des sabots dans le sable (ou bitume ou herbe ou terre...), une voix qui vous met les poils quand elle chante, des regards, de la chaleur, du mouvement et beaucoup de souffle. 

 

                Pour sa quatrième création, Équine Situ conte, conte et raconte une petite histoire, prise dans le tissu de la grande Histoire, celle avec sa grande Hache. Il y a Solenn Heinrich, humaine, écuyère et comédienne, blanche, de Bretagne. Il y a Fé Avouglan, humaine, chanteuse lyrique et comédienne, noire, du Togo, du Ouganda, de Californie et d’Italie. Il y a Lexus D’Altès, équidé, porteur et comédien, gris pommelé, de Compiègne. Il y a poEmma Pourcheron, humaine, metteuse en scène et comédienne, blanche [rouge l’été], de banlieue parisienne. Et il y a Bellini Ménézès, équidé, porteur et danseur, gris, de Lusitanie, Portugal.

L'ÉQUIPE

Solenn HEINRICH  – artiste équestre et comédienne

 

Artiste écuyère, cavalière de dressage en art équestre et compétition, Solenn rencontre Bartabas du Théâtre équestre Zingaro en 2001, avec qui elle partage les créations pendant une dizaine d’années (la dresseuse d’oies de Loungta, la mariée de Battuta, …). Elle rejoint ensuite le théâtre du Centaure pendant deux ans.

Depuis 2017, elle poursuit la scène, entourée de partenaires artistiques variés (Yuka Okazaki, Yann Hervé, Anna D’Annunzio,…) En 2019, elle crée ÉQUINE SITU, compagnie d’arts de la piste – Théâtre-équestre.

Formatrice professionnelle, intervenante en préparation physique / éducation des chevaux (Méthode Blondeau) et enseignante de dressage. Solenn Heinrich développe une pédagogie en écoute sensible

du cheval et des différents publics. (Licence de sport, Master en Éthologie à l’Université de Paris 13).

Fé AVOUGLAN – artiste lyrique soprano

 

Américaine d’origine ougandaise et togolaise, elle a commencé le gospel dès l’enfance. Après ses études musicales en Californie, elle arrive en Italie à 25 ans dans le berceau du chant lyrique. Elle

est primée lors de plusieurs concours, notamment à Paris Opera Awards à Salle Gaveau, à Lipetsk, Russie, en Italie. Résidente à Turin, elle collabore avec Mario Acampa (RAI, Eurovision, La Scala), Actuellement en tournée internationale avec La Forza Nascosta, Elle est soliste dans Don Giovanni distribué par Acte Sud, diffusé sur France Télévisions en 2023. Elle rencontre Solenn en 2017 lors du spectacle Equinoxes, textes du poète Jean Fanchette, à Reid Hall, Paris.

Enseignante, elle a créé de nombreux workshopsnés d’expériences avec des publics très variés (musiciens, étudiants, scolaires…), avec la conviction que le travail du chant et la puissance d’expression de la voix sont à la portée du plus grand nombre.

PoEmma POURCHERON – actrice – metteuse en scène

 

Son nom d’état civil c’est Emma Pourcheron. Avec les deux premières lettres de mon nom de famille devant son prénom, ça donne poEmma. Enfant, elle allait à l’atelier-théâtre le mercredi après-midi, et depuis n’a plus jamais arrêté de frayer avec la scène. Jeune adulte, après une licence en littérature contemporaine, elle entre en 2014 au conservatoire de Mons, dans la classe de Frédéric Dussenne. En sortant, elle fonde la compagnie Legoboum, qui interroge les rapports de domination, en passant par le prisme de l’animalité. Son identité se dessine avec un rapport à la langue décomposé, recomposé et détourné.

Parallèlement, elle travaille avec différentes compagnies au poste de dramaturge comme la jeune compagnie de cirque contemporain Gorillas Cie, avec sa première création Le cri du Bombyx.

À cette heure, elle vient de passer deux ans en France, à Marseille, pour y suivre une formation professionnelle d’arts en espaces publics, qui s’appelle la Fai Ar. Elle en sort tout juste.

Noémie HERUBEL – metteuse en scène - Regard extérieur

 

Noémie Herubel se forme comme comédienne au Conservatoire du XVIIIe arr. de Paris, et suit des études théâtrales et littéraires supérieures en C.P au Lycée Fénelon et à la Sorbonne Nouvelle. Depuis 10 ans, elle glane des outils du clown, de la marionnette, de la création collective et de l'écriture de plateau en jouant et en écrivant pour la rue, la salle et des espaces non dédiés. Elle intervient régulièrement auprès de publics amateurs de tous âges dans des structures sociales, scolaires, médicales et en espace public pour mener des projets participatifs pluridisciplinaires. Dans sa démarche d'écriture et de mise en scène, elle cherche à créer des espaces de rencontre et de porosité qui questionnent les cloisonnements mortifères. En 2025, elle est apprentie sortante de la FAI-AR et crée la compagnie Ouverture Facile dont le premier projet, Parallel Lines, verra le jour en 2027.

EN RECHERCHE DE COPRODUCTION